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Gavaudun

La mémoire de la commune

Gavaudun est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, dans la région Nouvelle-Aquitaine. Gavaudun est une commune rurale à habitat très dispersé qui compte 302 habitants en 2023. La commune est située dans l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot et fait partie de la communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord. Ses habitants sont appelés les Gavaudunois (ou les Gavaudunoises au féminin).

Au fil de l’histoire

Site du Périgordien supérieur à burins de Noailles.

En 1914 Denis Peyrony découvre un gisement préhistorique sous abri en rive droite (côté ouest) de la Lède en face du bourg de Gavaudun, au pied des falaises qui bordent la rivière. La terrasse de l'abri est inclinée vers la rivière. Il le signale à Alban Vergne, industriel de Villeneuve-sur-Lot et amateur archéologue. Vergne fouille le site de 1926 à 1928. Il le nomme « abri Peyrony ». Malheureusement il détruit les parties les plus riches du site, ne publie qu'un article en 1929 (illustré par D. Peyrony) et le mobilier qu'il a collecté, estimé à plusieurs milliers de pièces, disparaît sans laisser de traces. Son article de 1929 décrit entre autres une plaque calcaire gravée, seul exemplaire de ce type à avoir été découvert dans le département jusqu'en 1994 ; cette plaque, disparue, est retrouvée en avril 1985 au musée Gaston Rapin de Villeneuve-sur-Lot, ainsi qu'une vingtaine de pièces, silex taillés et éléments de parure (dents et coquillages), provenant également de l'abri Peyrony.

La grotte du Moulin du Milieu est en partie fouillée par Ludomir Combes et l'abbé Landesque.

Marcellin Boule visite le site plusieurs fois.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, elle est vidée en partie pour y installer un séchoir. La couche supérieure ainsi enlevée était probablement de l'Aurignacien : sur la surface du sol au début du XXe siècle et dans les anciens déblais, Denis Peyrony a noté des assemblages couramment rencontrés dans cette culture y compris des burins de factures diverses, des grattoirs façonnés sur bout de lame et des grattoirs de type Tarté. Les fouilles y sont reprises de 1924 à 1926 sous la direction de Chambas.

Le mobilier trouvé par Chambas est nettement moustérien : petits « coups de poing », pointes triangulaires à une face plane, racloirs, disques, couteaux, etc. Le silex utilisé se prête mal à la taille et l'outillage contient de nombreuses pièces « de fortune ». La faune associée inclut cerf élaphe (dont nombreuses molaires, portions de mandibules droites, incisives et plusieurs astragales), bouquetin (capra ibex), chamois (dont un astragale et un calcaneus), renne (dont molaires et tibia), plusieurs grandes espèces de bovidés, cheval (dont nombreuses molaires qui indiqueraient la présence de plusieurs espèces y compris une de très grande taille), rhinocéros laineux (dont trois molaires), et abondants rongeurs.

En 1934-1935, à l'âge de 15 ans, l'archéologue François Bordes obtient un permis pour déblayer le site du Roc de Gavaudun.

C'est une brèche située près du moulin de Ratis qui se trouve en rive gauche (côté est) de la Lède, à environ 1,4 km (à vol d'oiseau) au nord-ouest de Gavaudun. Chaubard et de Raigniac le mentionnent en 1834 : ils y trouvent de nombreux ossements de quadrupèdes emballés dans de la marne argileuse, mais n'y font pas de fouilles faute d'équipement approprié. Déjà en 1865 Combes signale que les travaux de construction de la route (l'actuelle D150) ont détruit la plus grande partie du site.

Station du Paléolithique supérieur.

Azilien et Périgordien supérieur.

Comme son nom l'indique, Gavaudun est un ancien oppidum (dun).

La forteresse de Gavaudun occupe une position stratégique renforcée par la qualité défensive naturelle du site qui est placé sur un piton rocheux. Il constitue un bel exemple de l'architecture fortifiée du XIIIe siècle.

Au fil des alliances, le château de Gavaudun qui est situé à la frontière entre le Périgord et l'Agenais a été la possession de plusieurs grandes familles du Sud-Ouest.

Les origines du nom

La ville haute est placée sur un éperon rocheux, ancien oppidum, "Gabalo-dunum", dont témoigne l'étymologie gauloise en "-dun " de son nom. Le sens de "Gabalo" est fourche. "Gabalodunum", le fort du gibet.

Un patrimoine à découvrir

La commune était habitée dès l'aurignacien, et a livré des outils conservés, en partie, au Muséum de Toulouse.

Le château de Gavaudun du XIIIe siècle classé monument historique.

Les vestiges du prieuré Saint-Sardos de Laurenque construit entre le XVe siècle et le XVIe siècle. Il comporte l'église, le pigeonnier avec son four à pain en rez-de-chaussée qui ont été inscrits monuments historiques le 15 septembre 1993 ainsi que le sol archéologique

L'église Saint-Sardos-et-Sainte-Anne de Laurenque, propriété de la commune a été classée monument historique par arrêté du 3 septembre 1912.

Église Sainte-Anne-de-la-Castelle de Laurenque.

La vallée de la Lède, à Gavaudun est un site classé.

Des vies liées à la commune

Bernard Palissy, potier, émailleur, peintre, verrier, écrivain et savant français, né au hameau de Saint-Avit commune de Lacapelle-Biron en limite de Gavaudun vers 1510.

Pierre Boissière (?-2022), poète et chanteur, défenseur de la langue occitane, est mort à Gavaudun.

Le paysage et le village

Située au bord de la Lède en limite du Haut-Agenais et du département de la Dordogne (Périgord noir).

Gavaudun est limitrophe de huit autres communes dont deux dans le département de la Dordogne. Au nord-ouest, Vergt-de-Biron n'est limitrophe que par un quadripoint. Les communes limitrophes sont .

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